Les dangers des pesticides et engrais chimiques sur le terrain de votre hôtel : Optez pour des alternatives durables
Les pesticides et engrais chimiques sont souvent utilisés dans l’entretien des terrains d’hôtels, mais saviez-vous qu’ils peuvent représenter un réel danger pour l’environnement ? Dans cet article, nous vous expliquerons les dangers des pesticides et engrais chimiques et comment éviter l’utilisation de ces produits toxiques sur votre terrain. De plus, nous vous présenterons des alternatives durables pour l’entretien de votre jardin, ainsi que les caractéristiques essentielles d’une tondeuse à gazon respectueuse de l’environnement.
Les dangers des pesticides et engrais chimiques
Les pesticides et engrais chimiques sont des produits utilisés pour éliminer les mauvaises herbes, les parasites et stimuler la croissance des plantes. Cependant, ils peuvent causer de nombreux problèmes environnementaux, tels que la pollution de l’eau, la destruction de la biodiversité et la contamination des sols. De plus, ils peuvent présenter des risques pour la santé humaine lorsqu’ils sont inhalés ou ingérés. Les engrais chimiques contiennent en forte concentration en éléments azotés, du potassium et/ou des nitrates de synthèse et des phosphates. Ces engrais contaminent notamment les eaux et les sols.
Les catégories de pesticides
Les pesticides comprennent une variété de produits chimiques tels que les herbicides, les insecticides, les fongicides et les nématicides. Chacune de ces catégories est utilisée pour lutter contre un type spécifique de problème, mais elles peuvent toutes avoir des conséquences néfastes sur l’environnement.
Alternatives durables pour l’entretien du jardin
Heureusement, il existe des alternatives durables aux pesticides et engrais chimiques. Vous pouvez opter pour des méthodes biologiques, telles que l’utilisation de compost naturel, le paillage pour prévenir la croissance des mauvaises herbes, la rotation des cultures et l’introduction d’organismes bénéfiques pour contrôler les parasites.
Tondeuses à gazon respectueuses de l’environnement
Les tondeuses à gazon nouvellement acquises peuvent jouer un rôle important dans la préservation de l’environnement. Il est essentiel de choisir une tondeuse à gazon durable, qui fonctionne à l’électricité ou à l’énergie solaire, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et le bruit. De plus, elles devraient avoir des fonctionnalités telles que la collecte des déchets de tonte pour faciliter le compostage.
Réglez la hauteur de coupe de votre tondeuse à une hauteur adéquate pour votre type de gazon. En général, il est recommandé de ne pas couper plus d’un tiers de la hauteur de l’herbe à chaque tonte. Cela favorise un enracinement plus profond et une croissance plus dense du gazon. Attention à ne pas tondre la pelouse de manière trop rase et laisser environ 6 cm pour préserver la biodiversité. Tondre génère des émissions nocives pour l’utilisateur de la tondeuse à explosion. Les substances nocives sont notamment du NOx, et des particules fines.
Tondre sa pelouse durant une heure émet autant de substances polluantes que rouler 1300 kilomètres avec une voiture de classe moyenne. Cela équivaut aussi à 26 voitures roulant à 50 km/h pendant une heure > Planetoscope
Les tondeuses avec un moteur à 4 temps sont jusqu’au 20 fois moins polluantes que celles avec un moteur à 2 temps.
Le conseil de nos experts
Vous l’avez compris, l’usage de pesticides et d’engrais chimiques sont dangereux pour la biodiversité et leur usage doit être bannis si vous souhaitez passer un écolabel. Pour le cas du label de la Clef Verte, vous devez détailler sous quelle fréquence et pour quelles raisons vous utilisez des pesticides ou engrais chimiques (un traitement maximum par an pourra être toléré si vous faites face à certaines contraintes particulières qui font qu’aucune autre option n’est possible).
Vos tondeuses nouvellement acquises, c’est à dire dans les 12 derniers mois, doivent être respectueuses de l’environnement particulièrement si la surface de vos espaces verts est supérieure à 4000 m2. Gardez bien vos factures.
Ce que dit la clef verte
Vous avez la possibilité de cocher « Non applicable » uniquement si votre établissement ne comporte aucun espace vert, ni balcons ou jardinières.
Si vos espaces sont gérés par un prestataire, il vous faut fournir la preuve que ce prestataire respecte cet engagement : contrat le mentionnant ou lettre d’engagement signée par la société.
Comment ?
Des méthodes alternatives existent pour soigner et protéger vos plantations : vous pouvez par exemple installer des plantes répulsives qui repousseront les limaces ou les insectes ravageurs, élever des coccinelles qui dévoreront les pucerons, ou encore laisser un coin de jardin à l’état sauvage pour favoriser la venue de quelques auxiliaires des cultures comme le crapaud, qui se nourrit de limaces. Pensez également aux traitements naturels, comme le purin d’orties, fertilisant et très efficace contre les parasites.
Pour nourrir vos plantations, mieux vaut se tourner vers des amendements organiques, qui sont assimilés au fur et à mesure de leur dégradation par les végétaux. Si vous ne possédez pas votre propre compost, vous pouvez vous en procurer auprès d’un centre de traitement des déchets verts. Il existe également des engrais organiques issus du recyclage de matières animales ou végétales, comme la corne séchée, le guano, les tourteaux, la cendre de bois.
Si vous utilisez malgré tout des pesticides ou engrais chimiques, veuillez détailler sous quelle fréquence et pour quelles raisons. Un traitement maximum par an pourra être toléré si vous faites face à certaines contraintes particulières qui font qu’aucune autre option n’est possible.
Pourquoi ?
Les pesticides (insecticides, herbicides, fongicides, raticides) sont des produits chimiques dont la toxicité permet d’éliminer des espèces jugées indésirables pour les cultures. Mais cette toxicité ne se limite évidemment pas aux espèces visées. Les produits phytosanitaires causent la disparition d’insectes pollinisateurs comme les abeilles, fragilisent les plantes elles-mêmes, s’accumulent dans les organismes vivants au fil de la chaîne alimentaire. Entrainés par ruissellement et par infiltration avec les eaux de pluie, les pesticides impactent gravement les sols et les eaux et représentent un risque important pour la santé humaine.
L’usage excessif des engrais pollue également les eaux : une forte concentration en azote et en phosphore cause la prolifération d’algues qui finissent par asphyxier l’écosystème aquatique. De plus, leur fabrication nécessite des sources d’énergie non renouvelables.
La suppression des pesticides au sein de votre établissement vous permettra également de contribuer à plusieurs ODD. D’une part, vous limiterez l’exposition de vos employés et de vos clients à des produits chimiques et préserverez ainsi leur santé comme souhaité dans l’ODD n°3. D’autre part, vous préserverez les écosystèmes terrestres (ODD n°15) et aquatiques (ODD n°14) et limiterez d’une manière générale la pollution des eaux et des sols due aux produits chimiques en participerez ainsi aux ODD n°6 et n°12.
Vous pouvez cocher « Non applicable » uniquement dans l’un des cas suivants :
– vous ne disposez pas d’espaces verts,
– vous n’avez pas acheté de tondeuses dans les 12 derniers mois,
– la surface de vos espaces verts est supérieure à 4000 m2.
Pour valider ce critère, il vous faut veiller à acheter du matériel respectueux de l’environnement lors des prochains investissements: tondeuses électriques, manuelles, éco-labellisées, ou catalysées. Une facture d’achat de votre tondeuse vous est demandée, si l’achat a été fait depuis la validation de votre dossier de candidature à la Clef Verte.
Dans la mesure du possible, essayez d’avoir la même approche pour tous vos engins d’entretien des espaces verts.
Si vos espaces sont gérés par un prestataire, il vous faut fournir la preuve que ce prestataire respecte cet engagement également : contrat le mentionnant ou lettre d’engagement signée par la société.
Pour les petites surfaces, privilégiez la tondeuse mécanique qui ne consomme pas d’énergie et ne génère pas de nuisances sonores. Pour les surfaces plus importantes, optez pour une tondeuse électrique qui n’émet pas directement de polluants ce qui présente un avantage pour l’environnement et pour la santé de l’utilisateur.
Pourquoi ?
Les études montrent qu’une tondeuse à essence pollue en une heure, plus que plusieurs dizaines de voitures. Les tondeuses avec un moteur à 2 temps sont jusqu’au 20 fois plus polluantes que celles avec un moteur à 4 temps.
Afin de préserver la biodiversité, essayez de ne pas tondre la pelouse de manière trop rase (laisser environs 6 cm).
En privilégiant des tondeuses plus écologiques, vous participez à l’ODD n°7 sur l’utilisation rationnelle des ressources énergétiques, ainsi qu’aux ODD n°11, n°12 et n°13 sur les villes et communautés durables, la consommation responsable, et les mesures relatives à la lutte contre le changement climatique.
Pour valider ce critère, vous devez justifier d’au moins 2 mesures prises pour la biodiversité locale. Dans le cas des établissements ultra-urbains, une actions forte sera suffisante.
Ce critère s’applique même si la gestion des espaces verts est sous-traitée.
Voici une liste non-exhaustive d’actions permettant de valider ce critère :
– Eradication active des populations envahissantes sur les lieux de l’établissement : en l’absence de compétences dans ce domaine, renseignez-vous auprès d’associations environnementales proches de chez vous ou autre entité (mairie, Conservatoire botanique,…), certaines espèces peuvent être dangereuses, et nécessiter une méthode spécifique de destruction
– Création ou entretien d’un jardin, d’un potager ou plantation d’herbes aromatiques à proximité : les productions doivent faire partie de l’expérience du client (vente au client, présence dans les repas servis aux clients, proposition d’inclure le client dans le travail du potager,…)
– Végétalisation ou ensauvagement des espaces avec des plantes locales : les espaces verts représentent au moins 20% de la superficie de l’établissement
– Création ou entretien de zones de biodiversité en faveur des pollinisateurs
– Création ou entretien d’un toit ou de murs végétalisés
– Utilisation d’espèces locales pour les toits ou murs végétalisés, ou les jardins et autres zones extérieures
– Installation de conditions favorables d’habitat pour des espèces locales en lien avec des associations locales (nichoirs, hôtels à insectes, ruches,…)
– Protection active de la biodiversité locale dans les zones fréquentées ou habitées par des espèces sauvages en y limitant activement la lumière et le bruit
– Conduite d’un audit de biodiversité par un expert externe avant d’engager des travaux de construction ou d’extension
– Etude de l’éclairage pour réduire la pollution lumineuse : https://www.cieletoilemontmegantic.org/pourtous
– Soutien à une association locale de protection de la biodiversité par un don d’un montant au moins égal à une nuitée moyenne
Point législatif : En 2025, tous les luminaires dont le taux de lumière au-dessus de l’horizontale est supérieur à 50% devront être supprimés (luminaires boules par exemple).
Pourquoi ?
La perte de biodiversité est actuellement une crise écologique qui nécessite l’implication de tous les acteurs. Ce critère s’applique même si la gestion des espaces verts est sous-traitée. Favoriser la biodiversité locale est un enjeu important dans le contexte d’artificialisation massive des terres, entraînant des pertes et fractionnements d’habitats, menant à une perte de vie animale et végétale.




